Le réveil sera matinal et la route déjà longue pour rejoindre le départ de la spéciale. Mais le rythme à soutenir sur une première moitié de parcours très rapide maintiendra d’emblée les pilotes à un haut niveau de concentration. Après de grandes courbes rapides négociées sur terrain dur, l’entrée dans un théâtre de dunes ralentira sensiblement la progression. A Nihuil, le sable prend des teintes grises, en héritage d’une activité volcanique intense il y a quelques millénaires dans la région.

« Le Buggy volait ! »

Après une première journée de course disputée sous forme de prologue, ayant permis à chacun de prendre ses marques, les concurrents du Dakar ont, aujourd’hui, pris la direction de San Rafael, dans la province de Mendoza. Après avoir jeté un dernier regard sur l’océan Atlantique, durant la courte première spéciale d’hier, Ronan Chabot et Gilles Pillot ont poursuivi, ce lundi, leur parcours dans l’intérieur des terres, en direction des contreforts de la Cordillère des Andes.

Le menu du jour, concocté par ASO, comprenait une longue liaison depuis Santa Rosa de la Pampa pour rejoindre le départ de la spéciale. Si la première partie de course se disputait sur terrain dur et particulièrement rapide, c’est dans l’ultime partie du secteur sélectif que la véritable première difficulté de ce Dakar 2012, se dressait devant les pilotes : Les dunes grises de Nihuil ! Ce cordon d’une dizaine de kilomètres, témoignage de l’activité volcanique qui régnait dans cette région, il y a plusieurs milliers d’années, avait déjà été proposé aux concurrents, il y a deux ans, et certain y avaient lâché de précieuses minutes au classement. Ce ne fut pas le cas, aujourd’hui, pour l’équipage 316, qui a parfaitement su négocier ce passage très technique :

« On peut parler de véritable première spéciale du Dakar. Les quelques 300 km de course, aujourd’hui se sont montrés assez variés. La première partie était particulièrement rapide, puisque le compteur du Buggy affichait régulièrement 170 ou 180 km/h. Nous avons ensuite traversé des oueds, puis des parties cassantes. Il y avait beaucoup de pierre et nous avons constaté que beaucoup de concurrents avaient crevé, dans cette zone. Pour finir, nous avons goûté à un magnifique cordon de dunes, à Nihuil. Je pense que si l’on ne considère que cette section du tracé, nous avons du réaliser l’un des meilleurs chronos du jour, car le Buggy volait ! Nous avions une bonne pression de pneus et le plaisir était maximum. Quand je vois le niveau des différents pilotes que nous avons rattrapés, au fil de la spéciale, je considère que nous avons réalisé une très bonne journée. »

Sentiment confirmé par la feuille de chronométrage ! 15e temps de la spéciale du jour, Ronan Chabot prend, par la même occasion, la 15e place du classement général et la seconde place provisoire du classement des véhicules deux roues motrices. Une entame de course idéale, bien que la vigilance, dans le clan Toy Motors, reste de mise :

« Le rallye est parti très vite et n’est pas prêt de ralentir. Les places laissées vacantes par Volkswagen donnent des envies à de nombreux pilotes, mais quand je constate le nombre de problèmes mécaniques ou de casses, en seulement deux jours de course, avec des spéciales relativement courtes, je me dis que le Dakar est très, très loin d’être terminé. Pour ma part je suis en pleine forme et après une spéciale comme aujourd’hui, l’énergie est décuplée ! »