La station balnéaire de Mar del Plata évoque le farniente, surtout après le bain de foule dans lequel les concurrents vont se fondre pour la cérémonie de présentation au public du 31 décembre. Pour la courte spéciale de mise en jambes, ils auront tout de même droit à un paysage de bord de mer, dans lequel les dunettes à avaler serviront de premier test. Sur cet exercice modeste, la montre désignera un premier vainqueur, et chacun aura déjà pris sa place. Après l’effort, il restera une longue liaison à couvrir jusqu’à Santa Rosa de la Pampa.

Nous avons retrouvé nos marques !

Ils en ont rêvé, ils y ont travaillé, ils s’y sont préparé et cette fois ça y est, le Dakar a débuté. Les 443 concurrents autorisés à prendre le départ, après avoir été salués en héros, hier, lors de la cérémonie protocolaire du podium de départ, au cœur de Mar Del Plata, sont entrés dans le vif du sujet, aujourd’hui, à l’occasion de la première des quatorze étapes de cette 34e édition du Dakar.

A 11h28’55’’, lorsque le contrôleur horaire tendait sa main, doigts ouverts, face au pare-brise du buggy N°316, l’heure était à l’absolue concentration, pour Ronan Chabot et Gilles Pillot. Dans cinq secondes, l’aventure allait débuter pour eux, et les mener, 57 Km durant, le long des côtes argentines, pour une première spéciale sans grandes difficultés, mais avec déjà quelques passages sablonneux à négocier. Une spéciale qui voyait l’équipage Toy Motors rencontrer, sa première petite mésaventure du rallye :

« On dit toujours ‘’méfiance dans ces premières petites spéciales’’ et la preuve en est, puisque nous avons connu un léger souci de courroie d’alternateur. Nous nous sommes lancés, dans les premiers kilomètres de course, avec pour objectif de prendre nos marques. En attaquant les premiers cordons de dunes, la voiture s’est mise à chauffer anormalement, chose qu’elle ne nous avait jamais fait. Il s’est avéré que nous avions perdu la courroie d’alternateur, qui, elle-même, alimente, entre autres, les pompes à eau du Buggy. La température moteur ayant grimpé, j’ai quelque peu levé le pied. Dommage, car il y avait de beaux passages de dunes à négocier et qui convenaient parfaitement aux caractéristique de l’auto. Mais je préfère connaître ce petit souci aujourd’hui, plutôt qu’au beau milieu d’une des grosses spéciales du Dakar.»

Pas de quoi pour autant entamer le moral de Ronan Chabot, qui sitôt arrivé au bivouac de Santa Rosa de la Pampa, s’entretenait avec l’équipe technique SMG, afin de comprendre les raisons de cet incident.

« Au final, nous perdons un peu de temps, mais rien de dramatique. Nous avons vite retrouvé nos marques dans l’auto et le gros de la première semaine nous attendra du côté de Fiambala, dans trois jours. Demain, la spéciale s’annonce un peu plus longue et corsée qu’aujourd’hui, ce qui n’est pas pour me déplaire. C’est un vrai bonheur d’être maintenant pleinement rentré dans cette course et quand j’observe toute l’équipe s’activer autour de nous, pour nous permettre de repartir à 100 % de nos moyens, demain, cela me motive encore plus ! »