Les dunes sont reines dans cette partie du pays. Elles garantiront jusqu’au bout l’indécision sur les titres à gagner ou pour les places à attribuer sur le podium. De même, rien n’est acquis pour les rouleurs les moins pressés, qui commencent à envisager le soulagement de l’arrivée. Il leur faudra encore négocier un nombre considérable de cordons de dunes, éviter les confusions entre des vallées semblables mais divergentes, et lutter contre une fatigue bien installée après les milliers de kilomètres parcourus. C’est ici que chacun se rappellera ce que signifie le terme d’endurance extrême

« Ne jamais rien lâcher ! »

Les organisateurs du Dakar avaient bien prévenu les concurrents de cette 34e édition ; Rien ne serait joué jusqu’à l’avant dernière spéciale du rallye, car les difficultés y seraient encore nombreuses. Ils n’avaient pas menti, car les dunes entre Nasca et Pisco ont encore piégé de nombreux pilotes. Si Ronan Chabot et son copilote, Gilles Pillot, ont quelque peu soufferts dans cette avant-dernière étape du rallye, ils ont parfaitement assumé leur statut de leaders de la catégorie deux roues motrices. Une journée que nous raconte Ronan Chabot :

Les organisateurs du Dakar avaient bien prévenu les concurrents de cette 34e édition ; Rien ne serait joué jusqu’à l’avant dernière spéciale du rallye, car les difficultés y seraient encore nombreuses. Ils n’avaient pas menti, car les dunes entre Nasca et Pisco ont encore piégé de nombreux pilotes. Si Ronan Chabot et son copilote, Gilles Pillot, ont quelque peu soufferts dans cette avant-dernière étape du rallye, ils ont parfaitement assumé leur statut de leaders de la catégorie deux roues motrices. Une journée que nous raconte Ronan Chabot :

« Ca ne se joue à rien une spéciale, en fait ! Nous nous sommes élancés ce matin 7e, dans le groupe de tête et c’était un sentiment un peu étrange, car on se disait qu’il ne fallait surtout pas prendre de risques inconsidérés. Nous avons attaqué par un cordon de dunes, dans lequel, nous nous sommes mis un peu trop en confiance. Ensuite, ce n’était qu’un enchaînement de dunes et de fesh-fesh et nous avons donc dû beaucoup jouer avec les pressions de pneus. Nous avons alors abordé une dune avec un peu trop de confiance et avec des pneus trop gonflés. Dans cette grande montée en dévers, j’ai rapidement compris que je ne passerais pas. J’ai alors lancé la voiture dans la pente, pour faire demi tour, mais je me suis retrouvé pris au piège dans un trou. Nous avons du sortir les pelles et les plaques de désensablage pour faire bouger la voiture, mètre par mètre. Cela nous a coûté une bonne demie heure. Les camions de tête nous ont dépassé à ce moment là et quand nous sommes arrivés dans le cordon de dunes le plus difficile du jour, ils y étaient tous posés ! Nous avons donc dû attaquer par la face la plus compliquée et dans un trou, j’ai arraché une partie du capot avant du buggy. Rien de grave, si ce n’est que nous avons dû nous arrêter cinq fois pour le refixer. »

Pas d’inquiètude pour autant, car si Ronan Chabot et Gilles Pillot achèvent cette avant dernière spéciale du Dakar, 20e, leur 13e place au classement général, ainsi que leur position de leader des deux roues motrices, ne sont plus menacées.

« Bien sûr, nous pensons déjà à la journée de demain ainsi qu’à la petite spéciale de 29 km qui nous mènera jusqu’au podium. Nous nous apprêtons à remporter la catégorie deux roues motrices et vu le niveau du plateau, cette année, c’est formidable. On aurait signé des deux mains à Mar del Plata pour ce résultat. Nous avons passé des moments magiques avec le team SMG et avec l’ensemble du bivouac. Ce qui est important, c’est d’avoir le sentiment du travail bien fait, car on vient sur le Dakar avec de la volonté, une grande détermination et un objectif. Nous nous sommes bien battus et je retiendrai qu’il ne faut jamais, jamais, jamais rien lâcher sur une telle épreuve ! Si tout se termine bien demain, nous fêterons ça dignement ! »