Pour la première journée du Dakar dans leur pays, les Péruviens auront droit à deux spéciales, et un supplément de kilomètres pour les motards. Après une journée d’alternance entre du hors piste et des zones entrecoupées de rios, ils bénéficieront d’un moment d’intimité: un bivouac dédié leur sera installé avant de continuer l’exploration du Pérou. La formule, qui n’avait plus été expérimentée depuis le campement marocain de Foum Zguid pendant le Dakar 2007, implique aussi une contrainte majeure qui influera sur la gestion de course. Les véhicules d’assistance ne seront pas autorisés sur le parc de travail, où seuls les pilotes de motos et de quads pourront s’entraider.

« Leader des deux roues motrices ! »

A observer le sourire affiché par Ronan Chabot à son arrivée au bivouac d’Arequipa, on comprenait aisément le plaisir pris par l’équipage Toy Motors, lors de cette journée de transition entre le Chili et le Pérou. Ronan Chabot et son copilote Gilles Pillot ont su déjouer les piéges d’une étape particulièrement relevée et qui a bouleversé le classement du rallye. Ce soir, l’équipage N° 316 pointe à la 13e place du général et en tête du classement des deux roues motrices :

A observer le sourire affiché par Ronan Chabot à son arrivée au bivouac d’Arequipa, on comprenait aisément le plaisir pris par l’équipage Toy Motors, lors de cette journée de transition entre le Chili et le Pérou. Ronan Chabot et son copilote Gilles Pillot ont su déjouer les piéges d’une étape particulièrement relevée et qui a bouleversé le classement du rallye. Ce soir, l’équipage N° 316 pointe à la 13e place du général et en tête du classement des deux roues motrices :

« Nous venons de vivre la journée la plus dure de ce Dakar 2012, physiquement et techniquement, confirme Ronan Chabot. Nous avons dû traverser des océans de fesh-fesh ; La voiture disparaissait littéralement dans cette poussière. Nous avons croisé des voitures tankées un peu partout. On est également passé dans des montagnes et des canyons, bref, une journée colossale ! La complexité de la spéciale nous a surpris, d’autant que certaines difficultés n’étaient pas indiquées sur le road-book, mais au final, nous avons bien tiré notre épingle du jeu. »

Dans cette journée apocalyptique, mais particulièrement savoureuse pour l’équipage du Buggy SMG, Ronan Chabot nous décris une scène qu’il n’est pas prêt d’oublier :

« Dans la première partie de spéciale, nous sommes arrivés sur une immense zone de fesh-fesh. Les deux buggys qui se trouvaient devant nous, se sont plantés au bout de quelques mètres. J’ai alors décidé de prendre de l’élan depuis le haut du petit plateau qui se trouvait juste avant et quand je suis rentré dans cette poudre, la voiture a été complètement recouverte ! A l’intérieur, nous nous sommes retrouvés dans le noir, essuie-glace à fond ! Il ne fallait pas lâcher et nous sommes parvenus à sortir de ce piège. C’est d’ailleurs à cet endroit que l’on a fait un peu le trou avec certains de nos adversaires. On nous avait annoncé une deuxième semaine difficile et bien nous y sommes ! »

Lors de la neutralisation de l’étape, l’assistance du Team SMG, procédait à un nettoyage sommaire mais indispensable du Buggy, en attachant un soin tout particulier aux différents filtres à air de l’auto. Reparti tambour battant, Ronan Chabot achevait cette redoutable journée avec le 15e temps en poche. Une étape que Ronan Chabot et Gilles Pillot, conserveront longtemps en mémoire, notamment grâce à la beauté des paysages péruviens rencontrés :

« Nous avons traversé des petites dunes grises, comme je n’en avais encore jamais vu. On aurait dit un gâteau au chocolat ! Sur le dernier quart de l’étape, on a pu observer des contrastes de couleurs incroyables. Il y avait également beaucoup de monde sur la spéciale, ce qui l’a rendu encore plus spectaculaire. »