De bon matin, les sensations saisissent les pilotes avec encore plus d’intensité. C’est justement en début de spéciale qu’ils seront bouleversés par un point de vue spectaculaire, mêlant sable et vagues, et se prolongeant sur plusieurs kilomètres. La thématique reste ensuite valable, puisque les dunes qui s’étendent sur une centaine de kilomètres pourront être surfées par les experts les plus à l’aise. En revanche, la zone délicate de fesh-fesh à affronter en fin de spéciale ramènera tout le monde aux dures réalités du rallye-raid.

9e à la sortie des dunes!

Le Dakar battait son plein en cette 10e journée de course où les concurrents ont quitté la dune géante d’Iquiqué, pour rejoindre la ville d’Arica, à l’extrême nord du Chili. Avant d’entrer, demain, au Pérou, pour la première fois dans l’histoire du Dakar, Ronan Chabot et Gilles Pillot, son copilote, se sont livrés à une dernière belle passe d’armes, dans les dunes chiliennes de l’Atacama.

« C’était une grosse spéciale, comme annoncée, et particulièrement variée. Nous avons donc rencontré tous les types de terrains possibles. Le moment phare de cette journée, était les dunes, bien évidemment, que nous avons rencontré en milieu de spéciale. Durant une cinquantaine de kilomètres, nous avons eu à faire à un menu de sable très copieux, avec des dunes hachées et dans lesquelles il fallait vraiment rester très concentré. Il y avait également un peu de navigation au programme du jour, car à la sortie des dunes, il y avait matière à se perdre. »

L’équipage du Buggy N°316, après avoir pris son mal en patience sur les pistes très abîmées, hier et avant hier, a pu se lâcher aujourd’hui dans une spéciale, où l’expérience, a une nouvelle fois parlé en sa faveur :

« Durant la première partie de spéciale, nous étions véritablement à la queue leu leu, car il y avait très peu de vent ce matin et la poussière était très présente sur la piste. Ensuite, la partie sablonneuse a vraiment permis de créer les écarts et de constater quelques bouleversements au classement, ce soir. La seule petite déception pour nous, aujourd’hui, c’est qu’à la sortie des dunes, nous étions 9e et pour éviter des motards épuisés, qui s’étaient arrêtés au sommet de certaines crêtes, nous avons dû les éviter en plongeant dans une petite vallée, dans laquelle, nous nous sommes un peu embrouillés dans les notes. Cela nous a obligé à faire demi tour pour retrouver notre route et le bon cap. Une perte de temps, à laquelle est venue s’ajouter une crevaison, à une dizaine de kilomètres de l’arrivée. Au final, je suis quand même très satisfait, car nous étions 9e à la sortie des grosses difficultés du jour et nous progressons encore au classement général, où nous occupons désormais la 14e place. Le Dakar est encore loin d’être fini et les prochaines étapes de sable apporteront de nouveau leur lot de chamboulements au classement. »