Les trois phases de la journée sont susceptibles d’engendrer des difficultés en cascade. La plus grande vigilance est donc recommandée pour aborder les subtilités de navigation du début de la spéciale. Dans l’immensité de l’espace chilien, il faudra « sauter » de vallée en vallée : les repères sont rares et les confusions faciles. Il serait ensuite hasardeux de chercher à rattraper le temps perdu sur les pistes minières à emprunter  en milieu de parcours. Surtout, la longue zone de sable est située en fin de programme. Elle  exige une lucidité maximale, mieux vaut l’aborder à la lumière du jour plutôt qu’avec celle des phares.

RONAN ET GILLES FINISSENT 16èME AU GENERAL! 

Le Dakar entre dans le vif du désert d’Atacama avec une spéciale de 500 km et les premières dunes de Copiapò, énormes montagnes de sable dont certaines sont à plus de 2000 m d’altitude.

Ronan Chabot et Gilles Pillot, levés à l’aube ce matin, ont pris le départ de la liaison de 200 km qui ralliait le départ de cette 8e étape du Dakar 2011, un Dakar dur et éprouvant autant pour les machines que pour les hommes. L’équipage SMG, concentré, a pris un départ fulminant avec la fervente intention de remonter au général. Mais ‘dame malchance’ rodait à1 km du départ avec une rupture de la fusée gauche !

« Nos deux assistances rapides sont arrivés très vite et ont fait une réparation complète, raconte Ronan. Nous sommes restés immobilisés environ 1h30’ et nous sommes repartis bon dernier. Je me suis reconcentré, la piste était défoncée mais nous avons vraiment bien roulé et doublé un à un les concurrents camions et autos pour finir à la 20e place de la spéciale, 16e au général !

Il y avait du chusca (fesh-fesh), du cassant, du roulant et trois superbes cordons de dunes, de véritables montagnes de sable sur lesquelles il fallait slalomer pour les franchir. Ces montagnes de sables ont des couleurs changeantes magnifiques, un spectacle grandiose !

J’aurais bien aimé connaître notre position dans la spéciale si nous n’avions pas eu ce problème car nous avons vraiment bien roulé, sans nous arrêter une seule fois…

Ce Dakar est loin d’être terminé, il y a plus de 50 % d’abandon et il reste trois grosses journées à venir. Nous ne sommes qu’à la moitié de nos difficultés et la semaine sera encore longue. Nous avons eu notre lot d’ennuis mécaniques mais les autres concurrents aussi en souffrent. Le Dakar est une course de 10000 km, tiré par les 5 premiers à un rythme effréné ! »

Demain, le Dakar se pose pour une journée de plus à Copiapò et une boucle de 235 km de sable.