Le seul regard sur le kilométrage du jour ferait passer la boucle Copiapo-Copiapo pour une anodine balade dans le désert. Il se peut pourtant que le rallye se joue pour beaucoup dans les dunes majestueuses à dominer sur cette étape. Par endroits, la profondeur des cuvettes formées par les montagnes de sable condamne celui qui s’y égarerait à des manœuvres interminables. Lors d’une journée piégeuse, il y a beaucoup à perdre… mais aussi beaucoup à gagner pour les experts du franchissement. Les conseils les plus élémentaires sur le dégonflage des pneus sont probablement les plus précieux à suivre. Pour ajouter au spectacle, le départ sera donné en ligne pour les motards : par rangs de 10 pour les mieux classés, puis par 20.

UNE TRÈS BONNE JOURNÉE !

La dernière étape au Chili est une boucle dans les énormes dunes de Copiapò où il faut aller chercher les waypoints sur les crêtes ou dans les entonnoirs en U. Ronan Chabot et Gilles Pillot, après leur folle remontée d’hier, partaient en 20e position, ce matin, pour une spéciale exclusivement composée de sable et de dunes, longue de 235 km.

« Nous sommes partis fort dès le départ, raconte Ronan alors que le vent s’est levé sur le bivouac de Copiapò, soufflant haut le sable et la poussière.
Dès les premiers kilomètres, nous avons dû franchir une dune très haute et nous avons commencé notre remontée sur les autres concurrents pour terminer à la 12e place. Cette journée était le plat de résistance de sable de ce Dakar 2011 avec au menu : crêtes, grands goulets en U avec interdiction de s’arrêter sous peine d’y rester bloquer…
Je suis vraiment content de cette place d’outsider, juste derrière les ténors du Rallye. Au général, nous avons grappillé deux places, nous sommes dorénavant 14e au scratch et nous avons tous nos waypoints depuis le début du Dakar, ce qui n’est pas le cas de tout le monde.
Mais il faut rester vigilant car il reste quatre grosses journées et il va falloir gérer la fin de la course.
Avec Gilles, nous avons une énorme complicité, une excellente complémentarité et une belle synchronisation pour gérer le système gonflage-dégonflage.
Aujourd’hui, c’était la spéciale presque parfaite… je suis vraiment heureux. »

Demain, le Dakar emprunte le Paso San Francisco, à 4800 m, pour passer en Argentine. La spéciale se jouera dans le tas de sable de Fiambala mais cette fois, le bivouac est installé à Chilecito.