Le trajet a été effectué en grande partie la veille, mais la route de liaison reste longue pour rejoindre la ligne de départ de la première spéciale. Une fois en piste, c’est d’abord sur une portion très rapide que les moteurs commenceront de chauffer. La technique devra se faire de plus en plus précise sur un tracé qui devient ensuite montagneux. Afin de limiter le nombre de dépassements sur voies étroites, un parcours dédié aux motos et aux quads a été dessiné en milieu d’étape.

Le Dakar passe sur le terrain de jeu du WRC argentin dans la province de Cordoba et monte sur les plateaux des Sierras avant de monter vers le Nord sur des pistes forestières type savane. Très belle spéciale mais la pluie s’est invitée à la dernière minute et a rendu les pistes de glaise hyper glissantes. Plus loin, vers le Nord et la province de Tucuman, les cactus et les petits palmiers font leur apparition… La chaleur humide et le public argentin sont aussi au rendez-vous.

« Deuxième journée difficile pour nous, raconte Ronan Chabot au bivouac de San Miguel de Tucuman. Quand nous avons attaqué la partie « montagneuse », nous avons été rattrapé par un terrible orage et ces conditions ne sont pas du tout appropriées à notre buggy, deux roues motrices. Il y avait des voitures partout : dans les arbres, sur les rochers, couchées… Pour nous, c’était apocalyptique sur la glaise noire, on partait des deux roues en espérant que ça passe. Sur la fin, la piste était sèche et j’ai retrouvé un bon feeling avec la voiture. C’était une journée à perdre le Dakar mais cela nous a permis de découvrir d’autres terrains et le comportement de notre buggy dans ces conditions.
Sur la liaison, il y avait un monde fou mais très bien encadré par les autorités. Je me répète mais l’Argentine vit vraiment au rythme Dakar et c’est fantastique ! »

Demain, Jujuy, dernière étape argentine avant le passage de la mythique Cordillère.