Les concurrents reprennent ici leurs habits de montagnards pour enjamber la Cordillère des Andes. Ils prendront aussi soin de s’équiper d’appareils photos pour immortaliser leur virée en liaison sur la route 60, après avoir franchi la frontière au Paso San Francisco. Après ces moments de fraîcheur et de détente, les pilotes peuvent s’attendre à un choc thermique. En cette saison, il fait toujours très chaud dans les dunes blanches de Fiambala. Le séjour y sera plus court que les années précédentes, mais après dix jours de course, le secteur peut notamment s’avérer décisif pour les amateurs qui commencent à fatiguer.

CHABOT ET PILLOT SORTENT 9e DE L’ENFER DE FIAMBALA ! 

Le Dakar repasse en Argentine avec quelques écarts de température pour les concurrents. Au passage du Paso San Francisco, les températures sont très froides ce matin mais quand Ronan Chabot et Gilles Pillot partent dans la spéciale de Fiambala, c’est une véritable fournaise qui les attend.

« C’était la spéciale la plus dure de ce Dakar, raconte Ronan arrivé au bivouac de Chilecito, petite ville historique située au pied de la Famatina, montagne abritant, au début du siècle, une mine à très haute altitude.
Aujourd’hui, nous avons eu du sable très mou, de la navigation, une chaleur étouffante et sans vent, du cassant avec de grosses pierres mais de superbes paysages… Dès le départ, nous sommes entrés dans un arroyo sablonneux très mou et nous avons dû surveiller les températures moteur car il n’y avait quasiment pas de vent. Nous roulions à 600 g de pression pour franchir les fameuses dunes de sable blanc qui viennent s’écraser sur des montagnes noires… Magnifique !
Comme hier, nous avons fait une spéciale sans problème avec deux arrêts en haut des crêtes face à la brise pour laisser refroidir le moteur et une sortie de plaques pour franchir deux marches très raides…
Il fallait faire très attention au terrain qui était une alternance de sable et de pierres noires sur lesquelles on pouvait tout perdre.

À l’arrivée, aucune erreur, une combinaison trempée de sueur et CH qui nous annonçait notre 9e place ! Nous sommes très fatigués mais heureux. Il reste trois étapes mais maintenant il faut préserver le buggy SMG et conserver notre position jusqu’à Buenos Aires. »

Demain, pour rallier San Juan, les concurrents vont courir deux spéciales respectivement de 224 et 238 km.