A ce stade de la partie, le nombre des prétendants au titre sera déjà réduit à une petite poignée dans chaque catégorie. Mais malgré le kilométrage élevé ce jour, il ne faudra pas compter sur cette étape de reprise pour créer des écarts décisifs. La plus longue spéciale du rallye servira à se remettre dans le rythme de la compétition. Sur les pistes empierrées qui mèneront à Antofagasta, il sera plutôt soutenu, mais n’empêchera pas les pilotes de capter quelques somptueux points de vue.[/box_info]

Une journée usante !

On annonçait cette journée de reprise assez douce. Il n’en a rien été. Au contraire, les concurrents ont été saisis à vif, dans une spéciale particulièrement ‘’casse bagnole’’ comme le décrivait, non sans humour, Ronan Chabot, à son arrivée au bivouac d’Antofagasta. Dans une spéciale particulièrement longue et cassante, l’équipage du Buggy N°316 a pourtant parfaitement tiré son épingle du jeu, en signant le 15e meilleur temps du jour et en gagnant deux places au classement général.

« Je suis bien fatigué, ce soir, confirme Ronan Chabot. Nous avons vécu une spéciale d’un peu moins de 500 km, qui était particulièrement dure avec la mécanique et le physique des concurrents. Il nous a fallu traverser du fesh-fesh, de la caillasse, du trial et des grosses pierres. Ca tapait de tous les côtés. Au départ et durant les 50 derniers kilomètres, c’était véritablement du ‘’casse bagnole’’. Le buggy a bien encaissé, mais les pneus sont déchiquetés, nous avons perdu la barre stabilisatrice avant et les amortisseurs vont avoir besoin d’une bonne révision, ce soir. Ceci dit, nous terminons 15e de la spéciale, ce qui est un très bon résultat, au vu du profil de l’étape du jour. Nous grappillons deux places au classement général, ce qui nous positionne 17e au général. Tout se présente bien, en vue des spéciales de sable qui arrivent, à compter de mercredi.»

Il faudra avant cela, prendre encore son mal en patience et accepter de traverser d’autres grandes zones de fesh-fesh, demain, entre Antofagasta et Iquiqué. Ronan Chabot nous explique la particularité du fesh-fesh, ennemi juré des motards comme des équipages autos.

« C’est de la poussière de sable, qui ressemble à de la farine. Quand on rentre dans ces zones de fesh-fesh, la voiture est freinée brutalement et cette poussière pénètre partout. En plus, aujourd’hui, des pierres se cachaient dans ce fesh-fesh. Il fallait donc être particulièrement prudent. Il faudra continuer de l’être, quoi qu’il en soit, pour la suite du rallye et ne pas trop se lâcher. Nous allons rouler sur un rythme soutenu, mais laisser les écarts se creuser. C’est une course d’endurance qui débute ! »