Pour sa quatrième année de présence en Amérique du Sud, les organisateurs du Dakar ont su tirer le meilleur des éditions précédentes et offrir aux concurrents, un ‘’coast to coast’’ de l’Atlantique au Pacifique, particulièrement redoutable. Près de8400 kmde course attendent les pilotes, à travers l’Argentine, le Chili et, nouveauté cette année, le Pérou. Au-delà même des pièges qui se dresseront sur la route de  Ronan Chabot et son coéquipier, Gilles Pillot, ce sont les nombreux changements de rythmes, souhaités par les responsables de l’épreuve, qu’il faudra savoir gérer.

Après avoir été célébrés comme il se doit, sur le podium de départ, à Mar del Plata, les aventuriers de janvier se lanceront dans le prologue de cette nouvelle édition, le premier jour de l’année 2012. Une spéciale courte, le long de l’océan Atlantique où les pilotes s’attaqueront déjà à leurs premières dunettes, histoire de se plonger immédiatement dans l’ambiance du Dakar. Les cinq premiers jours de course, offriront à chacun, un éventail complet des difficultés d’un tel rallye raid : Pistes cassantes ou roulantes, hors piste, navigation et pour achever cette première partie de course en Argentine, les dunes de Fiambala verront apparaître les premières grosses galères, au sein du peloton.

« Les premières spéciales ressemblent à un lâché de fauves ! Il n’y aura strictement rien à y gagner mais surtout beaucoup à perdre, explique Ronan Chabot. Pour autant, il ne faudra pas y lâcher trop de temps, au risque de partir loin, au départ de la spéciale du lendemain. Ma seule petite appréhension vient de ces premières spéciales en montagne, car si notre Buggy, deux roues motrices, sera particulièrement à son avantage dans le désert et les grandes dunes, les spéciales boueuses ou glissantes seront un peu moins son terrain d’expression. A nous de bien tirer notre épingle du jeu sur ces premières journées, pour aborder ensuite les grosses étapes du rallye en bonne position. »

Direction le Chili, dès la 6ème étape de ce Dakar qui en comporte quatorze, après avoir traversé la mythique Cordillère des Andes. Un passage qui, même s’il s’effectue en liaison, offre toujours des images incroyables aux concurrents, qui franchiront la frontière chilienne à 4 700 m d’altitude. A la veille de la journée de repos, la 7ème étape ‘’Copiapo-Copiapo’’ sera au cœur de toutes les attentions, car les dunes se chargeront de piéger les concurrents et de briser les rêves des moins aguerris.

« La deuxième semaine constituera le plat de résistance de cette édition 2012 et ce dès la boucle ‘’Copiapo-Copiapo’’, confirme Ronan Chabot. [box_info]Plus les années passent et plus ce Dakar Sud-Américain augmente en terme de difficultés, ce qui est une bonne chose. Le niveau des voitures continue de grandir également et le niveau des concurrents est particulièrement relevé. Le dernier Dakar avait lui aussi été difficile et cela s’était vu à l’état de fatigue des uns et des autres, à l’arrivée. C’est dans cet esprit que doit évoluer le plus grand rallye raid du monde. »

Après une journée de repos bien méritée, à Copiapo, les rescapés de la première semaine poursuivront leur remontée du Chili en direction de la frontière péruvienne. Trois étapes  seront encore au programme de ce parcours, orienté plein Nord, le long du Pacifique. L’occasion de prolonger le plaisir des passages de dunes et de la navigation.

L’entrée au Pérou s’effectuera lors de la 11e étape, entre Arica et Aréquipa. Une grande première dans l’histoire du Dakar et qui sera marquée par trois spéciales où le sable régnera en maître. Au menu : Des dunes et encore des dunes ! Un terrain de jeu extraordinaire, de l’aveu même de David Castera, qui a tracé ce parcours, mais particulièrement redoutable.

« Ce type de spéciales nous convient plutôt bien, rassure Ronan Chabot. Je trouve que c’est tout à fait dans l’esprit du Dakar que de finir par ces grosses difficultés. Une partie de ce Dakar se jouera certainement sur l’état de fraîcheur des véhicules, au moment d’aborder le Pérou. A nous de bien préserver notre capital mécanique pour y faire la différence. »

Les concurrents qui atteindront Pisco, au soir de cette 13e et avant dernière étape, pourront alors souffler, car il ne leur restera, le dimanche 15 janvier, qu’à rallier Lima, la capitale du Pérou, pour célébrer sur le Podium de la ‘’Plaza de Armas’’, face au palais présidentielle, la fin du plus difficile des Dakar tracés en Amérique du Sud.