Visit our archive

La Rioja – Fiambala

Etape 11 : 481 Km
Liaisons : 262 Km
Secteur sélectif : 219 km
(Ramené à 83 km, après suspension de la spéciale par la direction de course.)

Sur le podium du jour !

Cette onzième étape du Dakar s’annonçait comme l’un des deux grands rendez-vous de la deuxième semaine du rallye. Elle l’a été, mais uniquement dans sa première partie. En effet, après une petite centaine de kilomètres de course, la direction de l’épreuve décidait de suspendre la compétition, suite aux pluies de la matinée sur la région et à la montée des eaux de certaines des rivières. Une décision qui surprenait bon nombres de concurrents du bivouac, à commencer par Ronan Chabot et son coéquipier Gilles Pillot :

« Nous sommes partis, ce matin, sur une très longue liaison qui devait nous conduire à une bien belle spéciale, confiait le pilote du buggy SMG, après coup. Cette journée devait mener à un retour au véritable Dakar, tel qu’on l’apprécie. A savoir, dans de grands déserts de sable et de dunes, et non sur des spéciales de WRC, comme nous l’avons connu ces derniers jours. Durant la liaison, il pleuvait beaucoup et cela nous a un peu inquiété quant au maintien de la spéciale, mais en se rapprochant de Fiambala et du départ, la météo a tourné au beau temps et le parcours était sec. Pour autant, les pluies matinales ont fait monter les cours d’eau, mais pas de manière démesurée et loin de ce que nous avions pu connaître, samedi, entre Salta et Tucuman. »

C’est donc serein mais le couteau entre les dents, que l’équipage Toy Motors s’élançait dans la spéciale du jour. Après avoir rongé leur frein, mardi et mercredi, lors d’étapes peu propices à leur buggy deux roues motrices, Ronan et Gilles pouvaient, enfin, se lâcher pleinement et faire parler les qualités de leur buggy SMG, dans les dunes :

« Comme je l’annonçais depuis plusieurs jours, j’ai attaqué d’entrée de jeu et lorsque nous avons franchi le premier waypoint du jour (point de passage obligatoire), Gilles et moi étions en tête de la spéciale, devant Robby Gordon. Après quoi nous sommes tombés sur deux passages de gués plutôt étroits. Une Mini du team X-Raid était plantée à cet endroit, mais en nous déplaçant d’une centaine de mètres, nous sommes passés sans aucun problème, malgré nos seules deux roues motrices. La suite de la spéciale était très sympa, avec de grandes dunes et de l’herbe à chameau, mais en arrivant au CP1 (point de contrôle obligatoire), on nous a signifié que la course était stoppée, car, un peu plus loin, un autre passage de gué posait problème. »

Alors qu’il venait de réaliser une performance magnifique et qu’il s’apprêtait à enfoncer le clou dans la deuxième partie de spéciale, l’équipage 316 se retrouvait arrêté net dans son élan, comme beaucoup d’autres compétiteurs, pourtant prêts à en découdre. La frustration gagnait la plus part des concurrents et Ronan Chabot résumait bien le sentiment collectif, hier soir :

« Je suis quelqu’un de foncièrement optimiste et je n’aime pas m’énerver, mais là vraiment, c’est extrêmement frustrant d’assister à la neutralisation d’une spéciale, parce que quelques pilotes se sont retrouvés en difficulté. N’est-ce pourtant pas le propre du rallye raid que de proposer des obstacles difficiles à franchir ? Ceux qui ne passent pas se retrouvent logiquement derrière et ceux qui parviennent à braver les difficultés deviennent les héros du Dakar ! Je reste persuadé que le gué qui posait problème, après CP1, aurait pu être franchi à un autre endroit et qu’il fallait poursuivre la spéciale du jour. Je déplore le fait que les décisions changent brutalement sous prétexte que certains concurrents s’enrhument en mettant deux roues dans l’eau. Gilles et moi, comme d’autres concurrents avions fait les efforts nécessaires pour mériter de vivre cette spéciale de bout et bout. Dommage. »

Malgré cette légitime déception, Ronan Chabot et Gilles Pillot retrouvaient rapidement le sourire, pour ce qui restera, à ce jour, leur plus belle performance sur une spéciale du Dakar. Deuxième du jour, les deux hommes ont, une nouvelle fois démontré qu’en associant une machine ultra compétitive à l’expérience de dix Dakar disputés ensemble, les beaux résultats ne pouvaient que tomber :

« Nous avons vraiment bien roulé, et c’est ce qu’il faudra retenir de cette journée, confirmait Ronan. Etre en tête de l’étape du jour au premier waypoint et se retrouver dans les roues de Robby Gordon au CP1, c’est une belle performance. Nous étions vraiment ‘’chauds’’ avec Gilles, ce matin, et je suis persuadé que si l’étape avait été maintenue jusqu’au bout, nous aurions conservé ce rythme et cette position… voir mieux ! Nous finissons deuxième d’une spéciale du Dakar, ce n’est pas rien, tout de même. Vivement, la prochaine spéciale, entre Fiambala et Copiapo, car je reste un peu sur ma faim et mon appétit d’ogre ne demande qu’à être comblé, aujourd’hui ! »

  • Name (Required)

  • Email (Required, but not published)

  • Url (Optional)

  • Comment (Required)