Rallye Dakar 2015
Lundi 12 janvier
Journée de repos

Rencontre avec Vincent Riou
« Le Dakar est avec le Vendée-Globe, la course la plus extrême au monde »

Vainqueur du Vendée-Globe en 2005, le skipper breton de PRB -Vincent Riou- a rejoint hier après-midi au Chili, le team PRB Opteven SMG sur le rallye Dakar.

Que représente pour vous le Dakar ?
Vincent Riou : « C’est la première fois que je suis présent sur le rallye. Je l’ai toujours suivi à travers les médias et les performances de Ronan Chabot ces dernières années. J’ai aussi l’occasion d’en parler avec des navigateurs comme Loïc Peyron ou Laurent Bourgnon. Le rallye-raid présente des similitudes avec la course au large. Il s’agit d’épreuves longues, où il faut arriver sans s’arrêter, avec comme juge de paix la mécanique. J’arrive à Iquique avec un regard vierge. Je vais prendre le temps d’observer le fonctionnement des équipes, le bivouac et la course. Ça vaut le coup ! ».

Précisément, quel regard portez-vous sur les performances de Ronan Chabot et de Gilles Pillot à bord de leur buggy (actuellement 10e au général) ?
« Je les admire. Voir dévaler les voitures sur les dunes est réellement impressionnant. Ce qui est identique à nos disciplines est la passion et la technologie. Il faut être passionné pour piloter dans de telles conditions de sable et de boue. Le public n’imagine pas toujours l’intensité de notre passion.
Le parcours de Ronan est aussi incroyable. Je le connais dans son activité professionnelle quotidienne. Je viens voir comment un chef d’entreprise tel que lui, arrive à vivre en parallèle sa passion. Je veux découvrir son truc ! ».

A l’heure où vous préparez le prochain Tour de France à la voile, puis la Transat Jacques Vabre, avant le Vendée-Globe à l’automne 2016 sur un monocoque PRB, vous imaginez-vous au départ d’un Dakar ?
« Le Dakar est aujourd’hui le rallye le plus extrême qui soit, en longueur, en difficultés et en variété des terrains rencontrés. Les navigateurs se révèlent souvent de bons copilotes. L’expérience de l’eau peut servir. Sur un rallye-raid comme en voile, il faut être capable de lire les paysages et d’analyser les choses à l’instinct. En bateau on regarde les traits de côte, ici ce sont les reliefs. Et je n’ai pas peur en voiture ! Donc, pourquoi pas un jour. »

L’interview de Vincent Riou & Ronan Chabot sur le bivouac.