Etape 9- Wadi Al Dawasir > Haradh
Liaison > 476 km – Spéciale > 410 km

Victime d’un tonneau au km 33, le duo, qui s’en est sorti indemne, a bataillé toute la journée pour rentrer au bivouac. Il a pu rejoindre le bivouac peu avant minuit.

Ce sont des galères qu’on ne préfère pas vivre mais qui n’épargnent personne au Dakar. 9 h 46, ce mardi matin, entre Wadi Al-Dawasir et Haradh, au km 33, sur une zone particulière caillouteuse, la route est étroite, de la largeur de la voiture, et légèrement en dévers. Ronan Chabot bute sur un rocher dans un petit col de montagne. Sa Toyota se soulève et toute l’avant-gauche de la voiture se désolidarise. Emporté dans son élan, le véhicule effectue – heureusement à faible vitesse – un tonneau. La voiture tient en équilibre sur le toit, au bord du ravin. Rapidement, les organisateurs assurent depuis le bivouac d’Haradh que « l’équipage est indemne ». Les hommes n’ont rien mais la voiture semble avoir souffert.
« Le problème mécanique est plus conséquent »
« La forte poussière dans cette zone-là et le fait que cela soit très étroit explique sans doute le choc avec un rocher ou une paroi, souligne Jean-Marc Fortin, le patron d’Overdrive. Heureusement, ils sont partis en tonneau assez lentement ». Désormais immobilisés sur la piste, Il faut réparer, « mécaniquer » pour avoir une chance de repartir. Une fois la voiture à l’endroit, le temps semble si long. « Ils souhaitent repartir mais il y a beaucoup de mécanique à faire », nous explique un membre de l’organisation en milieu de journée.
« Oui, le travail était conséquent », confirme Jean-Marc Fortin. D’autant que le camion d’assistance rapide de Toyota – appelé T4 – est finalement parvenu à leur hauteur. « Normalement, ils peuvent changer une roue arrachée en une heure avant de repartir, poursuit Fortin. Là, le problème est plus conséquent ».

Ils ont rallié le bivouac avant minuit

Ronan Chabot et Gilles Pillot, eux, se donnent sans compter. « Ils ont connu d’autres galères dans le passé, ils sont solides, combatifs », abonde Jean-Marc Fortin. Le duo n’a d’ailleurs appelé qu’une seule fois le patron de Toyota pour lui affirmer qu’ils parviendraient à réparer. Mais le temps file vite, beaucoup trop vite. Partis vers 17h20, arrêtés à nouveau au km 90, ils avaient déjà avalé 385 km à 21 heures en roulant à une moyenne de 90 km/h.
Leur progression est notamment rendue difficile par l’obscurité, la nuit étant tombée dès 17 h 40. Commence alors une vraie spéciale de Dakar de nuit à la lumière des phares.
« On n’y voyait rien ! On est heureux d’être arrivé dans les temps. » commente Ronan à son arrivée au bivouac les traits tirés par cette journée interminable. Au bivouac, désormais, il faut s’atteler à réparer pour repartir demain où les premières voitures quitteront le bivouac à 6 h 55. Les mécaniciens sont au travail. « On partira en 17ème position demain matin. Tout le monde est sur le pont ! » assure Ronan. Un travail d’équipe est à l’œuvre cette nuit pour que le duo reparte. La nuit va être courte. Une affaire de courage et de ténacité, ce dont le Team a toujours fait preuve sur les pistes du Dakar.

AU PROGRAMME – Haradh – Shubaytah

Demain, tous les concurrents s’élancent pour la dernière partie de ce Dakar qui s’annonce particulièrement corsée. Pendant 379 km, les concurrents vont traverser « l’Empty quarter » (le quart du vide), l’étendue de sable la plus vaste au monde. À l’arrivée, dans la localité de Shubaytah, aucun véhicule d’assistance ne sera autorisé. Il s’agit en effet d’une étape marathon où seuls les pilotes doivent gérer les aspects mécaniques.