Étape 1 : Lima – Pisco
Liaison > 247 km – Spéciale > 84 km
 
Un Dakar 100% sable, un concentré de dunes, de chaleur et de galères. Le cocktail explosif de cette 41e édition s’est vérifié dès cette première étape.

Il suffit de quitter Lima lors des 331 km de l’épreuve pour s’en rendre compte : les dunes du désert d’Ica encadrent l’horizon et le sable est partout, au bord du Pacifique, au fond des terres et il s’immisce même dans les chaussures des suiveurs. Les 84 km de spéciale pour lancer ce Dakar ne dérogeaient pas à la règle avec une cinquantaine parcourue dans les étendues de sable. Ici, les dunes s’appellent « California ». Comme l’État américain, elles ont le nom d’une promesse d’évasion mais le farniente est impossible ici pour les concurrents.  
Le duo Chabot-Pillot l’a constaté : malgré une belle entrée en matière et un rythme à la hauteur, ils ont percuté une pierre qui a causé une crevaison. Une mésaventure qui les classe 35e de l’étape du jour, à 16 min et 22 sec du vainqueur, leur coéquipier Nasser Al-Attiyah. Pourtant, il en faut plus pour entamer leur confiance, eux qui savent que la 2ème étape sera bien plus déterminante avec ses 342 km de spéciale et ses nouvelles étendues de sable.
 
 
Ronan Chabot : « Le départ, c’était une délivrance ! Il s’agissait d’une belle entrée en matière avec de grandes pistes sablonneuses très rapides, des franchissements de dunes et une zone de canyons. Au km 35, alors qu’on revenait sur le buggy qui nous devançait, on s’est pris une pierre à l’arrière qui a entraînée une crevaison. Ce n’est pas grave pour la suite, ça fait partie des problèmes qui peuvent arriver sur un Dakar. Ce qui est important c’est d’être dans le bon wagon. La première grande explication aura lieu demain (mardi) et on est prêt à en découdre ! »
 
Gilles Pillot : « Ça faisait longtemps qu’on avait envie de partir et ça fait vraiment plaisir de retrouver la piste ! Certes, la spéciale ne s’est pas passée exactement comme prévue. Mais nous avons l’habitude de débuter le Dakar doucement et d’accélérer ensuite. Cette journée le confirme encore !  Demain (mardi), on essayera d’être très vigilant mais on peut tirer notre épingle du jeu. »  

 
Comment se prépare la navigation de chaque étape ?

Chaque jour, Gilles Pillot explique les spécificités du Dakar

« Dès l’arrivée d’une étape, on reçoit le roadbook du lendemain. Ici, ce n’est pas vraiment une découverte puisque nous sommes déjà venus au Pérou et on sait à quoi s’attendre. Le roadbook permet de connaître avec précision le tracé. C’est primordial d’autant qu’il y a beaucoup de vallées qui sont quasiment parallèles. Ne pas prendre la bonne est la garantie de perdre du temps ou, pire, de s’ensabler. »
 
 
ROMAIN ET GILLES PAR… Nasser Al-Attiyah

« Ronan est vraiment un pilote fantastique. Nous avons beaucoup de chance de l’avoir dans l’équipe, d’autant qu’il dispose d’une solide expérience. C’est une personnalité très agréable qui sait prendre beaucoup de plaisir sur la piste. »

 
 
AU PROGRAMME MARDI. La première grande explication

 C’est déjà la première journée de tous les dangers. Après seulement 7 km de liaison, les pilotes devront enchaîner 342 km de spéciale. Trois passages de dunes les attendent avant qu’ils rejoignent les bords du Pacifique et traversent la plage de Punta Lomitas. Pour terminer en beauté, 50 km de dunes viendront clôturer la spéciale. La journée ne sera pas finie pour autant puisqu’il faudra ensuite rallier le bivouac de San Juan de Marcona situé à 200 km plus au sud.
 
 
LES RENDEZ-VOUS TÉLÉ

19 h 55 : Le Dakar sur France 4
20 h 45 : Le Journal du Dakar sur France 3
Vers minuit : Bivouac sur France