9e étape Belén-Belén

Liaison : 111km. Secteur chronométré : 285 km

Classement étape : 50e. Classement général : 25e

 

 

Coupé dans son élan, l’équipage du Toyota Hilux Dakar 2016 s’est d’abord joué avec brio des difficultés de la journée. Aux avant-postes d’une étape neutralisée en raison de températures extrêmes, ils ont vu leurs efforts s’évaporer par une réparation à 80 km de l’arrivée.

 

 

Épuisés par une séance de mécanique effectuée sous près de 50°C, Ronan Chabot et Gilles Pillot avaient pourtant fait le plus dur. Animateurs d’une 9e étape disputée en hors-piste, au milieu de la végétation et des dunettes autour de Belén, l’équipage aux couleurs de Toyota France Compétition et de PRB imposait son rythme. « Au 1er CP (contrôle de passage), nous étions déjà remontés en 13e position. Le top 10 était en ligne de mire, explique Ronan Chabot, heureux de renouer avec un véritable terrain de rallye-raid. Gilles avait bien navigué. Nous nous étions joués des difficultés d’orientation, du fesh fesh ou encore des descentes à la verticale dans les rios. »

Un scénario parfait sur fond de hold-up au classement général se dessinait alors pour le Toyota Hilux Dakar 2016. Mais à 80 km de l’arrivée d’une spéciale neutralisée par l’organisation en raison des températures caniculaires rencontrées, le destin en décida autrement. Privé de direction assistée suite à un flexible d’huile desserti, l’équipage Chabot-Pillot s’est retrouvé immobilisé au milieu d’un canyon. « La panne se situait en dessous du moteur. Nous avons dû démonter le blindage avant surchauffé, en pleine fournaise. Toutes les pièces mécaniques étaient brûlantes », détaille Ronan Chabot. Après une première réparation de fortune, le pick-up orange et blanc est reparti à l’assaut de la piste, avant d’être stoppé à nouveau. « Nous avons renouvelé la réparation, des concurrents nous ont donné de l’huile, pour finalement réussir à sortir de la spéciale. »

Confronté à un terrain « dur et compliqué », l’équipage n°316 affichait sa satisfaction d’avoir rejoint le bivouac. « La course continue. Cela fait partie des aléas du Dakar. Les conditions de course d’aujourd’hui nous sont habituellement favorables. » Et de promettre avant d’aborder les redoutables dunes de Fiambala : « Nous allons tout donner ! ».