C’est demain que le marin Vincent Riou s’envolera pour le Chili. Une traversée de l’Atlantique par les airs qui va lui permettre de rejoindre le plus grand rallye raid du monde. Pour la première fois, le skipper de PRB s’apprête à fouler l’Amérique du Sud. Il y retrouvera Ronan Chabot et Gilles Pillot qui, au volant de leur buggy n°320 assurent depuis le départ de Buenos Aires une très belle course.

Cela fait des années que Ronan et Vincent se connaissent. Les deux passionnés de sport se retrouvent très régulièrement pour échanger et partager les valeurs qui les animent à savoir la compétition et l’amour de la mécanique et des technologies.

Ronan est souvent venu soutenir Vincent lors des départs de course. Il était d’ailleurs présent sur un des zodiacs du team PRB lors du coup d’envoi de la dernière Route du Rhum. Cette fois, c’est Vincent qui fait le déplacement pour Iquique, au Chili. Le skipper de PRB va partager deux jours avec le duo Chabot-Pillot. Deux jours au cœur du bivouac du Dakar dans un décor exceptionnel dominant un océan sur lequel Vincent a souvent navigué, l’Océan Pacifique.

Pour le vainqueur du Vendée Globe, c’est une grande première. Et le skipper ne cache pas son impatience de s’immerger plusieurs heures dans un univers qu’il ne connait pas.
Quatre questions à Vincent Riou :

D’où est venue l’idée d’aller sur le Dakar ?
« Depuis l’an dernier, Ronan porte les couleurs de PRB sur sa voiture. Nous nous connaissons depuis longtemps et il m’a souvent raconté le Dakar. C’est une épreuve qui fait rêver. Nous pratiquons des sports très proches où se mêlent la compétition, la technologie, l’aventure. De fil en aiguille, l’idée que je vienne soutenir Ronan et Gilles est née. Cette année, mon calendrier le permettait. Alors, je n’ai pas hésité ! »

Que penses-tu de la course de Ronan et Gilles pour l’instant ?
« Ils font un superbe parcours. Le Dakar est extrêmement exigeant et peut aussi être très sélectif. On l’a vu, dès le départ pour certains grands noms de l’épreuve. Ronan et Gilles ont su pousser leur voiture quand il le fallait, notamment dans les dunes chiliennes pour la quatrième étape. Mais la course est longue et il faut savoir être endurant et préserver la voiture. C’est ce qu’ils font pour le moment. A ce titre, nous avons encore une fois une approche identique. Lorsque je pars pour un tour du monde ou pour une transat, il faut moi aussi que je positionne parfaitement le curseur entre compétition et préservation du matériel. »

Qu’est ce qui motive ce voyage ?
« C’est l’envie de découvrir une telle épreuve de l’intérieur. Je n’ai aucune idée de comment se passe un rallye raid sur la longueur. Je sais que tous mènent une vraie course contre la montre le soir pour remettre la voiture au niveau de performance souhaité. Je sais aussi que le jour ils sont dans la compétition tout en gardant à l’esprit de ne pas casser. C’est vraiment intéressant, c’est proche de ce que nous vivons dans une course au large.
Je vais découvrir l’ambiance particulière qui réunit ces passionnés de sport auto et de grands horizons. J’imagine qu’il y a quelque chose de magique puisqu’ils y viennent, qu’ils y reviennent et qu’ils en redemandent ! »

Connais-tu d’autres pilotes ?
« Je ne connais pas du tout ce milieu mais j’irai bien sûr aussi saluer Eric Bernard. Un pilote qui a fait le Dakar en solo l’an dernier et que j’avais parrainé. Justement, cela va être l’occasion pour moi de rencontrer des tas de personnes que je ne connais pas. »