Rallye Dakar 2015
2e étape Villa Carlos Paz-San Jose (Argentine)
Liaison : 106 km. Secteur chronométré : 518 km
Classement étape : 18e. Classement général : 19e.

Les concurrents du Dakar ont pris la mesure des difficultés du rallye lors de la 2e étape dessinée entre Carlos Paz et San Jose, au pied de la Cordillière des Andes. Une entrée en matière réussie pour Ronan Chabot et Gilles Pillot.

« Le Dakar a commencé ! », annonce Ronan Chabot à son arrivée au bivouac installé sur l’autodrome de San Jose. Disputée par une chaleur caniculaire, la plus longue spéciale de cette édition du rallye Dakar a fait office de premier juge de paix. Un terrain sur lequel l’équipage PRB Opteven SMG est passé à l’offensive. « Nous avons gravi d’abord quelques pistes montagneuses avant d’aborder de longues descentes dans lesquelles il a fallu gérer les freins. Nous sommes alors arrivés dans une véritable fournaise, avec une végétation asséchée et du fesh-fesh », explique Ronan Chabot, marqué par l’effort. « Techniquement, le parcours était assez varié. Nous avons pu montrer notre rythme ».
Faite de dunettes, la dernière ligne droite de la spéciale semblait promise à l’équipage n°320 qui pointait alors aux portes du top 10. Mais la mécanique en a décidé autrement. « A 50 km de l’arrivée, nous avons cassé un amortisseur arrière gauche. » Contraint de terminer la course en première, Ronan Chabot se disait toutefois satisfait de la journée. « Nous sommes dans les 20 premiers, et heureux d’être là ! Nous aurions pu être immobilisés sur la piste. »
Pour le concurrent vendéen, « le Dakar se jouera la semaine prochaine. Nous allons maintenir notre rythme, en prenant les étapes comme elles viennent, et en sachant que sur certaines spéciales nous devrons être à plus de 100%. La course s’annonce sélective ». Les mésaventures de Nani Roma, de Stéphane Peterhansel, de Robby Gordon ou encore de Guerlain Chicheri en témoignent déjà. Tout comme l’abandon de l’équipage polonais engagé sur l’un des trois buggys SMG.
Une journée qui a rappelé -si besoin était- que le Dakar constitue un véritable raid hors-norme. Extrême par ses difficultés, le terrain affronté, son rythme et sa longueur, le rallye s’impose bien comme le plus dur au monde.

 

Le chiffre du jour : 45°C, dans l’air, et jusqu’à 55°C dans l’habitacle du buggy PRB Opteven SMG. Des températures qui obligent l’équipage à s’hydrater et à s’humidifier en conséquence. Outre de sous-vêtements ignifugés imbibés d’eau, Ronan Chabot et Gilles Pillot boivent jusqu’à 5 litres de jus de fruits, de boissons énergisantes et d’eau au cours de chaque étape grâce notamment à un système de pipettes, de gourdes et de glacière installé dans la voiture.