Samedi 17 janvier
13e étape Rosario-Buenos Aires (Argentine)
Liaison : 359 km. Secteur chronométré : 34 km.
Classement étape : 15e. Classement général : 10e.

« La joie de la mission accomplie ! »

Au terme d’une dernière spéciale raccourcie en raison des intempéries, Ronan Chabot et Gilles Pillot ont remporté en Argentine le 37e rallye Dakar en catégorie deux roues motrices. Une consécration pour le team PRB Opteven SMG, 10e au général et première équipe privée.

Ronan Chabot et Gilles Pillot ont conclu de la plus belle des manières « une aventure sportive, humaine et mécanique. » Outsider de cette 37e édition du rallye Dakar dessinée sur les pistes d’Argentine, du Chili et de la Bolivie, l’équipage PRB Opteven SMG a confirmé son statut. Au milieu des équipes officielles, le buggy n°320 a joué les troubles fêtes au fil des 9000 km du parcours. Après un ultime effort sur une spéciale ramenée à 34 km, Ronan Chabot et Gilles Pillot s’apprêtent à savourer leur exploit sur le podium de Buenos Aires.

10e au général et vainqueur de la catégorie deux roues motrices devant Peugeot, la satisfaction se lit sur les visages des deux hommes. Un exploit à mettre aussi au crédit d’une équipe d’assistance qui a toujours répondu présent pendant les deux semaines de compétition. « Il est difficile de réaliser un Dakar parfait, mais nous nous en sommes rapprochés », déclare heureux, Ronan Chabot.

Le chiffre du jour : 216. C’est le nombre de concurrents attendus à l’arrivée du 37e rallye Dakar à Buenos Aires. En autos, sur les 137 équipages au départ, seuls 68 se sont extirpés des pièges de l’épreuve, soit 50,5% d’abandons.

Ronan Chabot et Gilles Pillot livrent leurs impressions au terme de cette 37e édition du rallye Dakar.

Vous signez à Buenos Aires votre 3e victoire en catégorie deux roues motrices : quelle saveur a t-elle ?

« Une victoire fait toujours plaisir. On a le sentiment de la mission accomplie. Nous avons vécu un Dakar riche en péripéties. Le team SMG a été décimé dès le 2e jour suite à des problèmes d’amortisseurs arrière. Nous avons alors fait le choix de revenir à une solution de secours. Mais sans barre stabilisatrice, la voiture s’est révélée déséquilibrée dans le cassant et sur les pistes sinueuses de montagne. Nous avons donc été handicapés en performance pure. Malgré cela, nous signons en Argentine notre 3e succès en quatre ans (après 2012 et 2013). »

A l’heure du bilan, quel regard portez-vous sur votre 10e place au général, votre 2e meilleur résultat enregistré sur un Dakar ?

« Face à un tel plateau de pilotes et d’équipes professionnelles, ce n’était pas gagné au départ ! En tant que compétiteurs, on en veut toujours plus, mais il faut garder à l’esprit que le Dakar regroupe les meilleurs équipages du monde. Nous retiendrons également l’accueil en Bolivie et la spéciale sur le lac salé. Elle était surréaliste : nous avons eu le sentiment de rouler sur la Lune. Le retour aux étapes marathons a aussi marqué cette édition.

Au fil des étapes, le Dakar créé une proximité entre les hommes. L’ambiance au sein de l’équipe resserrée autour d’une seule voiture restera un excellent souvenir. »

Quel sentiment prédominait sur le podium final ?

« Heureux ! Un Dakar reste un rallye dur. Nous avons vécu des journées harassantes. On a peu dormi pendant 15 jours, il a fait parfois très chaud, les organismes ont été mis à rude épreuve. Mais nous avons partagé le même plaisir de former avec Gilles notre binôme. Nous avons vécu encore de beaux moments, intenses, avec l’équipe. Malgré la fatigue qui prend le dessus, nous profitons de l’instant présent. Il est toujours difficile de sortir d’un Dakar. »

La réaction de Gilles Pillot, copilote du team PRB Opteven SMG : « J’ai vécu une belle course ! Nous avons retrouvé une ambiance familiale au bivouac. Les mécaniciens et les chauffeurs ont donné le meilleur d’eux même. La dernière étape est toujours particulière. On a tendance à relâcher notre attention. Nous sommes vraiment heureux de ce résultat. Face à une concurrence qui progresse, si on nous avait promis un tel résultat au départ, nous aurions signé des deux mains. »