A toutes les vitesses ! Sur cette spéciale complète, les pilotes composeront avec des terrains variés qui imposent chacun leur type de conduite. On démarre au ralenti sur des pistes rocailleuses, particulièrement cassantes. Puis la traversée d’un Salar fera encore tomber la moyenne : la poignée de kilomètres en question occupera les pilotes une petite heure. En revanche, le final du jour se fera en hors-piste grand ouvert sur une centaine de kilomètres. Le festival de dunes s’achève sur la descente d’Iquique, qui promet son lot de frissons à tous les amateurs de sensations fortes. Face à la mer, on dévale une pente de 2,3 km, à un pourcentage de dénivelé moyen de 32 % !

UNE VRAIE JOURNÉE DE DAKAR !

Si le Dakar est une course dans le désert, alors le Dakar 2011 a commencé hier avec une petite mise en jambe à Calama et les concurrents attaquent maintenant les spéciales difficiles. Après une nuit glacée à 2600 mètres d’altitude, Ronan Chabot et Gilles Pillot ont pris le départ à quelques dizaines de kilomètres de Calama pour attaquer 423 km de secteur sélectif très varié dans le désert d’Atacama. Ce fameux désert, relativement méconnu en Europe, est le plus sec au monde et regorge de mines de cuivre et or et de salpêtre. Au menu du jour : pistes cassantes, salar, dunes et hors-piste pour terminer pas l’incroyable descente d’Iquique, 2,3 km de sable face à l’océan Pacifique et avec une pente d’une moyenne de 32 %.

Installés face à la dune, comme au cinéma, Ronan Chabot et Gilles Pillot racontent leur journée, une vraie journée de Dakar. « Hier, j’avais dit que les écarts en minutes allaient se transformer en heures, commente Ronan… Il n’y a qu’à regarder la descente de la dune, nous sommes là depuis 1h45 et seules 25 autos sont arrivées.

C’était vraiment, une spéciale très dure comme nous n’en avons pas fait beaucoup sur le Dakar.
Nous sommes partis avec 180 km de fesh-fesh, hors-piste, crevasses, trous énormes, très piégeux… Il y avait des pages pleines de « Danger 3 »…
Dans la spéciale, nous avons aussi eu notre lot de galères… Au départ, nous sommes partis dans les 20 mais il n’y avait pas de vent et la poussière stagnait. Pendant 50 km, nous étions tous à la queue leu leu, dans l’ordre de départ. Ensuite, le terrain s’est dégradé, en voulant éviter un motard, l’arrière du buggy s’est mis dans un trou et nous avons fait un tonneau pour retomber heureusement sur nos roues. Pas de gros dégâts, juste un peu de carrosserie. Nous avons mis la première et sommes repartis.
Nous avons connu aussi un problème de regonflage de pneus et en fait, c’était simplement le fusible du compresseur qui avait sauté…
Dans la 2e partie, il y avait de très grosses dunes, un mélange de sable et de fesh-fesh très mou, la vraie grosse difficulté de la journée, avec de grandes montées et de grandes descentes ! Le Dakar ne fait que commencer, demain nous avons une nouvelle journée de dunes mais ce soir, les mécaniciens ont du travail car les buggys ont souffert.
C’était une journée de sport intense que j’ai vraiment aimé partager avec Gilles, continue Ronan Chabot.

Demain, la spéciale emmènera les concurrents non loin de la frontière péruvienne, à Arica, qui accueillera aussi la journée de repos samedi.

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