Le Dakar quitte provisoirement l’Argentine et franchit la Cordillère des Andes par le Paso de Jama. Pour y accéder, la partie d’escalade débutera en pleine nuit. Et après le passage de la frontière, les équipages se hisseront même à une altitude de 4800 mètres, c’est-à-dire au niveau du Mont-Blanc, sans crampons ni piolets ! Côté sport, l’arrivée au Chili signifie aussi l’entrée dans le désert d’Atacama, et les premiers hors-pistes du rallye. Le départ de la spéciale, relativement courte, sera donné à 3300 mètres. A ce stade, les véhicules évoluent sur terrain caillouteux. Les dunes approchent.

LE VRAI DAKAR COMMENCE.

La quatrième étape du Dakar passe d’Argentine au Chili et traverse la Cordillère des Andes par le merveilleux Paso Jama, à 4 838 m, l’altitude du Mont Blanc. La frontière entre les deux pays, située à 4 300 mètres, est très bien organisée pour aider le passage du rallye dans un laps de temps extraordinairement court mais la route est longue et les heures passées à 4 000 m sont éprouvantes pour les concurrents, réconfortés par la beauté des paysages magnifiques. Partis en 27e position ce matin, Ronan Chabot et Gilles Pillot terminent en 19e position.

« Nous sommes partis très tôt, raconte Ronan au bivouac de Calama où souffle le vent soulevant la poussière et le sable de cette zone désertique. Les paysages étaient magnifiques dans la liaison et ensuite, après avoir contourné le très joli village de San Pedro de Atacama, nous avons attaqué la première vraie spéciale de désert du Dakar avec un départ à plus de 3 000m. Le début se roulait sur de grandes pistes rapides, cassantes et sablonneuses avec un peu de navigation sur la fin du parcours. C’était une vraie spéciale de grands espaces, tracée pour notre buggy. Nous avons terminé 19e malgré un arrêt à 6 km de l’arrivée pour brancher la batterie de secours et avoir perdu 3 ou 4 minutes. Sans cela, nous aurions terminé dans les 15 premiers… »

Les assistances ont quitté Jujuy vers 10h30’ ce matin et donc arrivent relativement tard au bivouac situé aux pieds de la Cordillère et avec vue sur la ligne d’arrivée qui, demain, se transformera en ligne de départ.

« Demain, les choses sérieuses commencent, continue Ronan, avec 460 km de spéciale. Nous savions que les étapes qui nous éloignaient de Buenos Aires ne nous seraient pas favorables mais maintenant le vrai Dakar commence et les écarts risquent de passer de minutes en heures. »

Demain, le secteur sélectif Calama – Iquique, se terminera par l’incroyable descente de sable vers le Pacifique empruntée l’an dernier.

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